Davantage de sécurité grâce à la recherche et à l’innovation
Andrea Gmür-Schönenberger
Conseillère aux États, membre du bureau du Team politique FUTURE
Il y a bientôt un an, le Conseil fédéral a approuvé sa stratégie en matière de politique d’armement, qui prévoit d’augmenter les investissements dans la recherche et l’innovation liés à la sécurité. D’ici à 2030, le DDPS devra porter à 2% la part du budget de l’armée consacrée à ce domaine. Afin de mieux exploiter le potentiel technologique disponible en Suisse pour l’armée, la collaboration avec les hautes écoles suisses, les start-up et les PME doit être intensifiée. Concrètement, le DDPS devra mettre en place, d’ici fin 2028, une coopération nouvelle avec le domaine des EPF afin de mieux exploiter les synergies en matière de recherche et d’innovation dans les domaines civil, militaire et à double usage.
En mars, le Conseil des Etats a soutenu une motion demandant la mise en place d’un programme destiné à promouvoir l’innovation dans le domaine de la sécurité. Dès le mois de mai, le DDPS et le domaine des EPF lancent de nouveaux projets de recherche communs. En juillet, Innosuisse et armasuisse publieront un appel à projets sur les technologies à double usage. Cela démontre que la situation géopolitique actuelle impose d’agir sans attendre.
Le Conseil fédéral doit tenir compte de cette évolution lors de l’élaboration du message FRI pour les années 2029-2032. D’une part, il convient d'intégrer le domaine de la sécurité et de la défense dans les objectifs de fond. D’autre part, les hautes écoles et les organisations de promotion de la recherche et de l’innovation doivent être dotées des moyens financiers nécessaires. Il s’agit d’un investissement dans la sécurité de notre pays qui renforce également notre autonomie technologique et notre compétitivité.